Labyrinthe
Nouvelle de Thalie
Un labyrinthe.
Un labyrinthe où l’on se perd, où l’on cherche la sortie.
On peut se perdre dans une ville, un immeuble, un centre commercial, les jardins de Versailles. On peut se perdre dans la nuit.
Mais on peut aussi se perdre dans les méandres de son esprit. On ne se reconnaît plus, on s’oublie. On oublie son passé, ses souvenirs. Où suis-je ? Qui suis-je ? Et vous, qui êtes vous ? Vous tous, là, qui me regardez.
On peut se perdre dans les yeux des autres. Tu es ceci, tu es cela. Vous croyiez me connaitre, mais non c’est faux, je ne suis pas cet homme. Vous me changez. Vous vous trompez.
Vous m’inventez !
Cet homme. Là. Il rentre dans le labyrinthe, il commence à se perdre. Non, ne continue pas ! Mais petit à petit, il s’enfonce. Il ne réfléchit plus, il est trop occupé. Il pense à tout sauf à lui-même. Il n’est qu’au début de ses peines. Il a encore tant à traverser.
Ce deuxième personnage, il sort du labyrinthe. C’est fini ! Je sors ! Je me retrouve. Je suis là. Là ! J’émerge ! Regardez-moi ! Il se palpe, il se redécouvre, il se reconnait. Il est de retour, enfin.
Et ce troisième. Perdu, il stagne, cherche mais ne trouve pas. Une sortie, s’il vous plait, une échappatoire ! Je n’y arrive pas ! Aidez-moi ! Mais non, personne ne l’aide, personne n’est là pour lui. La solitude, personne ne l’a jamais connue aussi grande que lui. Il n’en sort pas de ces couloirs sombres, infinis. Plus d’espoir, il abandonne. A quoi sert une lutte vaine ? Plus aucune chance. C’est fini. Plus jamais, il ne se retrouvera.
On l’a déjà oublié.
Il s’est lui-même oublié.
Il n’existe plus.
Un labyrinthe où l’on se perd, où l’on cherche la sortie.
On peut se perdre dans une ville, un immeuble, un centre commercial, les jardins de Versailles. On peut se perdre dans la nuit.
Mais on peut aussi se perdre dans les méandres de son esprit. On ne se reconnaît plus, on s’oublie. On oublie son passé, ses souvenirs. Où suis-je ? Qui suis-je ? Et vous, qui êtes vous ? Vous tous, là, qui me regardez.
On peut se perdre dans les yeux des autres. Tu es ceci, tu es cela. Vous croyiez me connaitre, mais non c’est faux, je ne suis pas cet homme. Vous me changez. Vous vous trompez.
Vous m’inventez !
Cet homme. Là. Il rentre dans le labyrinthe, il commence à se perdre. Non, ne continue pas ! Mais petit à petit, il s’enfonce. Il ne réfléchit plus, il est trop occupé. Il pense à tout sauf à lui-même. Il n’est qu’au début de ses peines. Il a encore tant à traverser.
Ce deuxième personnage, il sort du labyrinthe. C’est fini ! Je sors ! Je me retrouve. Je suis là. Là ! J’émerge ! Regardez-moi ! Il se palpe, il se redécouvre, il se reconnait. Il est de retour, enfin.
Et ce troisième. Perdu, il stagne, cherche mais ne trouve pas. Une sortie, s’il vous plait, une échappatoire ! Je n’y arrive pas ! Aidez-moi ! Mais non, personne ne l’aide, personne n’est là pour lui. La solitude, personne ne l’a jamais connue aussi grande que lui. Il n’en sort pas de ces couloirs sombres, infinis. Plus d’espoir, il abandonne. A quoi sert une lutte vaine ? Plus aucune chance. C’est fini. Plus jamais, il ne se retrouvera.
On l’a déjà oublié.
Il s’est lui-même oublié.
Il n’existe plus.

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