28 décembre 2015

''Et dire que j'ai failli...'', Ancre Noire

''Et dire que j'ai failli... ''

Poème d'Ancre Noire

Et dire que j'ai failli l'aimer.
Faille
Faille
Faille
Abîme

Elle m'y a jeté.
Abîme
Abîme
Abîme
Abile 

Elle m'a manipulé.
Conasse.

20 décembre 2015

Edito #9 : Décembre

Bonjour à tous !
Les premiers rhumes arrivent alors que vous préparez votre sapin, à l'abri du vent glacé hivernal et de son côté, le Coin Écriture continue de collecter des textes pour les glisser dans vos souliers virtuels le vingt-quatre décembre.
Comme vous l'avez sans doute compris, c'est le mois de décembre, et il y a quelques nouvelles toutes fraîches concernant le blog !

Exposition

Tout d'abord, la grosse nouvelle : Le Coin Écriture va réaliser une exposition à la MJC d'Ambérieu-en-Bugey. Des textes du blog seront donc affichés dans la MJC du 29 février au 12 mars, l'exposition tournant autour du thème de l'écrivain et de ses différentes sources d'inspiration.
Nous ''récolterons'' des textes jusqu'au 10 janvier 2016 pour ensuite finir les panneaux.
La sélection des textes se fait pour l'instant en fonction de nos coups de cœur et des thèmes que nous avons choisi, mais vous avez vous aussi votre mot à dire ! N'hésitez pas à indiquer dans les commentaires si vous voudriez qu'un texte en particulier apparaisse dans l'exposition.

Les avis littéraires

C'était la nouveauté du mois dernier, les avis littéraires. Nous en avons déjà publié quelques uns, et en vue des quelques retours elles semblent plaire. Nous sommes par ailleurs très contentes de voir que le concept vous a plu !
Que ce soit votre livre favori ou bien un petit coup de cœur, sachez que vous pouvez à tout moment nous envoyer l'un de vos avis.
La particularité de ces avis, c'est que vous pouvez tout dire sur le livre : décrire les petits détails qui vous ont plus, le contexte dans lequel vous l'avez lu... N'hésitez pas !
Pour lire tous les avis littéraires du blog, c'est ICI

Et c'est la fin de ce petit édito hivernal, en espérant que ces vacances s'annoncent bien pour vous ! Nous vous souhaitons de passer de bonnes fêtes, et nous vous retrouvons en janvier pour un nouvel édito givré !

- Le Coin Écriture -

18 décembre 2015

Un zoo en hiver, Jirô Taniguchi ( Avis littéraire )

Un zoo en hiver 
Jirô Taniguchi
Paru en 2009
 Mitsuo Hamaguchi est jeune et passionné de dessin. Dans la ville de Kyôto, il se rend régulièrement au zoo pour faire de nombreuses esquisses. C'est d'ailleurs là que commence l'histoire en décembre 1966...Un zoo en hiver.
Très vite lassé de son travail dans le textile, il s'envole pour Tôkyô carnet et crayons en poche. Là-bas, il intègre un petit studio de manga en tant qu'assistant, et apprendra (à ses dépens)  à quel point le métier et éprouvant. Mais il découvrira tant d'autre choses... La capitale, la vie nocturne et la douce et fragile Mariko.

Alors je vais commencer par vous dire que je considère Jirô Taniguchi comme le meilleur mangaka que j'ai jamais lu ! C'est pourquoi je vous conseille vivement de découvrir, si vous ne connaissez pas, tous ses merveilleux mangas.
Jirô Taniguchi écrit et dessine la vie, la vie des petites gens, avec une douceur et un réalisme éprouvant.
Un zoo en hivers raconte l'amour que porte un jeune pour sa passion et pour une jeune fille qui vous transportera par son histoire autant que par ses dessins. Car on remarque que Mr Taniguchi a le sens du détail, toutes ses planches sont réalisées avec soin, le graphisme est millimétré et incroyable.
Pour tout vous dire j'ai pleuré la première fois que je l'ai lu, pas parce que je trouvais l'histoire triste, mais plutôt pour la justesse des sentiments qui se dégage de l'ensemble et qui arrive à son apogée à la fin du livre.
On remarquera que Jirô nous raconte aussi un peu son histoire, ses débuts de mangaka...
Je ne peux que vous inciter à le lire ! C'est un livre MAGNIFIQUE !

Avis de Thalie

14 décembre 2015

Les quatre vents, Ancre Noire

Les quatre vents 

Poème d'Ancre Noire

Être semé.
Ne plus comprendre.

S'envoler.
Partir loin, faire le sourd. 

Planer.
Rester en l'air sans descendre. 

S'écraser.
Il n'y a plus de retour.

03 décembre 2015

Quête du chagrin, Coeurepines

Quête du chagrin
Poème de Coeurepines


Une morne plaine émerge avec paresse, tandis que le ciel lentement s'affaisse
Le s
ol d'un noir d'encre y lèche les souvenirs, s'étendant vers un firmament qu'on ne peut lire
U
n arbre chante au loin la mélancolie, ses branches se rappelant de bien tristes défis
Et
le vent porte en un sourd hurlement, le poids d'un malheur cinglant
C'est ici que nous enveloppe une douce douleur, caressant notre peau de sa plus belle couleur
Sente
z ses doigts flatter votre âme frêle, savourez ces murmures au bord du réel
Entendez-vous la tendresse de ses intentions? Le tintement des chnes de la libération?
Sous
son voile à lalicatesse létère, le néant est aveugle à nos prières

E
t dans ce paysage à la beauté poignante, mon cœur se surprend d'une contemplation naissante
Ad
mirant chaque détail d'une douceur tourmentée, s'affranchissant d'un silence étoffé
Je
m'avance alors sur un chemin imaginaire, né de mes délires qui ne savent se taire

Me renvoyant un reflet faiblement altéré, d'une épine qui en mon âme s'est déjà dessinée


Ainsi s'envole, en quête d'un chagrin anticipé, l'âme folle, de cet étranger


Que vois-je, tristesse? Qui se dresse
E
n mon cœur, emplit d'oubli
Qu
e vois-je, imaginaire? Tu m’enserre

Du rire moqueur, de ta folie

Enc
re de mes peines, incertaines, réveil-toi
E
ffleure mon être, à la fenêtre, de tes choix
Plume de mes veines, inhumaine, envole-moi
D
essine tes lettres, sans paraître, en émoi

Que vois-je, tristesse? Qui se dresse

En son heure, reliée de pluie
Q
ue vois-je, imaginaire? Tu m'enserre
A l
a lueur, de l'ironie
Q
ue vois-je, esprit dément? Tu m'entend
Chanter la douleur, qui m'a sourit

Encre diluvienne, entre en scène, décris-moi
Effleure mon âme, sur la trame, d'autrefois
Plume de mes chaînes, on m'emmène, libère-toi
Dessine ton drame, d'une lame, sans proie

Que vois-je, tristesse? Qui se dresse
A la faveur, de l'ennuie
Que vois-je, imaginaire? Tu m'enserre
De tes couleurs, en triste litanie
Que vois-je, esprit dément? Tu m'entend
En cette demeure,
de dénie

Que vois-je, désespoir? Qui peut me voir
Goûtant la peur, d'un nouveau mépris


E
ncre de mes peines, incertaines, réveil-moi
Eff
leure mon être, à la fenêtre, de mes choix

Plume de mes veines, inhumaine, envole-moi
D
essine tes lettres, sans paraître, en émoi
E
ncre diluvienne, entre en sne, décris-moi
Effleure mon âme, sur la trame, d’autrefois

Plume de mes chaînes, on m'emmène, libère-moi
Dessine ton drame, d'une lame, sans effroi